Trois Français se lient d’amitié dans le Saïgon colonial de la fin du XIXème siècle. L’un est un don Juan mondain qui ne vit que pour la conquête des femmes. L’autre est un officier de marine jeune et blasé qui court le monde en quête de plaisirs. Le dernier est un scientifique aussi brillant que cynique. Tous trois partagent un même mépris pour les conventions, les lois et les religions, et un même amour pour les nuits de débauche à coups de femmes, d’opium et d’alcool.

Ce roman, prix Goncourt controversé de 1905, fut écrit sous pseudonyme par un officier de marine lyonnais qui vécut en Indochine de 1887 à 1888. L’auteur dresse un portrait à la fois poétique et choquant du Saïgon d’il y a 130 ans, alternant de sublimes descriptions de la ville et de ses habitants et des passages crus sur les mœurs équivoques de trois épicuriens désabusés. Dans ce récit atypique, la plume éblouissante de Claude Farrère raconte l’indécence, l’égoïsme et l’arrogance, sans jamais les juger ouvertement.